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Hop, dans l’auto!

Après avoir été dans des endroits où la densité d’humains est beaucoup plus haute que notre seuil de tolérance, on avait besoin du grand air. Alors on est allés dans les montagnes.

On a pris la route du Tizi-n-Tichka, qui mène à Ouarzazate en passant par le Haut Atlas. La route fait environ 200 km de long, mais on n’en a fait que la moitié, nous avions prévu de faire demi-tour rendus au point le plus haut.

La route commence à Marrakech et passe par des villages et quelques terres agricoles. Le terrain est très plat et la terre est aride et rocheuse. On voit les montagnes au loin, mais il est difficile d’en juger la distance. Il est surtout difficile de croire qu’on est en train de s’y rendre quand même assez rapidement!

On commence à voir de plus en plus de collines, avec des moutons ou des bœufs qui y pâturent, très souvent avec leur gardien.

La belle vue commence

Et là, pouf! On est dans les montagnes et la vue est à couper le souffle! Le chemin est assez étroit et les virages sont très serrés. Les garde-fous sont en très mauvais état (quand ils existent). Je n’aurais pas été très à l’aise dans un autobus!

On voit partout sur le chemin des petits villages, dont les maisons sont construites avec l’argile et les pierres trouvées sur place. Elles ont alors la même couleur que la montagne sur laquelle elles se trouvent. Il y a aussi de petits commerces, surtout pour les touristes qui veulent s’arrêter.

Un petit « dépanneur » avec un village derrière.

Dès notre premier arrêt photo, les villageois se sont empressés de venir nous proposer des géodes de quartz et d’agates, des pierres polies et des fossiles. C’est ben beau, mais ça va juste ramasser la poussière chez moi. D’ailleurs, je viens juste de lire dans mon guide que ces géodes sont souvent contrefaites ou colorées artificiellement pour leur donner plus d’attrait. Sachant ça, j’ai comme l’impression que ça aurait ramassé encore plus de poussière. Me semble que ça marche de même. Moins la chose a de la valeur, plus la poussière y est attirée. C’est comme un aimant.

Un peu plus loin, la vue était à couper le souffle. Je ne vais pas le décrire, je vais juste mettre une photo.

Un peu plus loin, on a commencé à voir de la neige sur le bord de la route. On continue de monter, suivant le chemin sinueux et en mettant plein de bave sur les vitres de l’auto. Et bien sur, des kiosques où on peut acheter des belles roches.

Pause lunch

À deux kilomètres du point de la route où l’altitude est la plus élevée, on a fait une pause dans un resto assez touristique avec une belle terrasse pour manger des pizzas étranges et prendre un café. Et aussi pour refuser d’acheter des roches. Jean-Luc et moi n’avons pas pus résister à l’envie de gravir l’une des collines près du resto. On a eu ben du fun.

En continuant la route, on a croisé beaucoup de machinerie lourde qui faisait des travaux. La route était beaucoup plus large et plus belle. Je crois qu’ils l’améliorent tronçon par tronçon, en commençant par les points critiques où il y a le plus de neige.

Il y avait un rosier complètement sec derrière le resto. Je sais, ça n’a pas rapport mais je trouvait ça beau

Le « sommet »

Au point le plus haut, il y a encore des marchands qui veulent nous vendre un paquet de roches et d’autres articles pour touristes. Il y en a un qui a réussi à nous faire entrer dans sa boutique et m’a mis un foulard berbère sur la tête. On a ri un peu, mais on était tannés de voir toujours quelqu’un qui essaie de nous vendre quelque chose.

Retour

Le retour a été assez rapide, vu qu’on revenait simplement sur nos pas. On voulait aussi éviter de rentrer à la noirceur, vu que l’éclairage n’est pas bon partout. Si vous voulez suivre cette même route, je vous conseille de faire de même.

Au total, on a parcouru environ 225 km en 6h (arrêts compris).